vendredi 10 octobre 2008

Présentation du livre.




Aujourd’hui dans les Vosges, les dernières usines Boussac ont fermé leurs portes (Nomexy 2005) ou ont été quasiment toutes démontées laissant place à une grande amertume dans le coeur des centaines d’ouvriers.
Plusieurs générations de ces gens ont donné une partie de leur vie à cet empire. Au plus fort de sa puissance, le « roi du coton » employait 37 000 salariés dont 12500 dans les Vosges. Ceux-là mêmes que l’on surnommait affectueusement « Les Boussac » témoignent.
« C’était un univers dans lequel personne ne se sentait prisonnier. J’ai aperçu Monsieur Boussac une seule fois. On sentait qu’il était humain. »
Le déclin du groupe Boussac a engendré une immense douleur collective.
« Quand j’ai été licenciée, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.» « C’est très douloureux de voir démonter tout ce que l’on a construit. Cette usine, c’était toute ma vie. »
Cet ouvrage, à mission de mémoire, interpelle.
Le savoir-faire de cette main d’oeuvre locale est-il condamné à disparaître ?
Au fil des pages se succèdent les paroles de ces travailleurs, qui ont donné une partie de leur vie à la cause textile. Les pages superbement illustrées de cet ouvrage permettent un voyage au coeur d’une saga unique qui a duré presque un siècle.


3 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour, votre sujet est fort intéressant d’autant qu’il est développé si j’ai bien compris, au travers de témoignages. Etant du Nord de la France, j’ai aussi connu ce déclin et ses conséquences sur les êtres, en région de Lille-Roubaix ou de Calais, là c’est la dentelle qui vient d’être mise en redressement judiciaire! Les autres activités, telles les houillères ou la sidérurgie, ont enfanté les mêmes drames humains!
Que votre ouvrage trouve le succès, il a le mérite selon votre présentation, de placer l’individu au cœur du drame, cordialement, François.
PS : où peut-on se le procurer?

Anonyme a dit…

Félicitations pour votre travail qui ne peut être que remarquable, lequel comblera une évidente lacune est une reconnaissance pour tous « les Boussac ».

La vie dans les filatures et autres institutions (cités ouvrières, crèches, colonies, maisons de retraite, etc.) initiées par M. Marcel avec son mentor M. Compas sans qui rien n'aurait été pareil, a apporté un relatif « confort  de vie » insoupçonné et inespéré aux milliers de couples en charge de familles. Cela compensant fortement les maigres salaires de cette époque.

Un souhait : qu'en dépit de la « crise », votre œuvre connaisse un succès mérité.

Pour conclure, depuis quelques années j'ai consacré une partie de mon site à la filature Boussac de Vincey. http://www.verreriedeportieux.fr/FilatureVincey/HistoireFilature00.html

Si vous visitez, vous découvrirez le livre sur la filature d'un ancien curé de Portieux M. Léon Gaire ; 33 photos des ateliers de la filature de Vincey prises l'abbé Paul Farinez en 1977, d'autres photos, des articles, etc.

Gérard TRIBOULOT

Site sur la commune de Portieux et sa cristallerie http://www.verreriedeportieux.fr/

Anonyme a dit…

M. Benjamin est allé au-delà de leurs exigences pour m'aider avec mon prêt que j'ai utilisé pour développer mon entreprise de pharmacie.Ils étaient sympathiques, professionnels et de véritables joyaux avec lesquels travailler.Je recommanderai à toute personne recherchant un prêt à contacter. 247officedept@gmail.com.WhatsApp ... + 19893943740.